protéger l’image d’un logiciel libre

Une discussion intéressante a pointé le bout de son nez au travail ces derniers temps concernant le logiciel libre et elle fait suite à ma lecture de la biographie de Richard Stallman.

L’un d’entre nous a découvert récemment que certains éditeurs de logiciel libre protègent le nom et l’image de leur logiciel. C’est alors que je me suis souvenu de l’histoire de Firefox qui avait fait assez de bruit au sein de la communauté debian. En effet vous ne trouverez pas le nom Firefox dans les dépôts de debian. Pourquoi ? Parceque mozilla a décidé de déposer le nom Firefox ainsi que le logo. Le reste du projet lui reste libre, vous pouvez modifier le code, le partager mais bien qu’il s’agisse du code de Firefox, si vous le modifiez et le diffusez vous aurez besoin de l’autorisation de mozilla pour utiliser le nom Firefox … Debian a l’autorisation de mozilla pour utiliser le nom de Firefox mais par principe ils ne l’utilisent pas : http://en.wikipedia.org/wiki/Mozilla_Corporation_software_rebranded_by_the_Debian_project

Plusieurs interrogations ont donc fait surface : Pourquoi appliquer un principe qui va à l’encontre du logiciel libre ? En quoi est-ce utile ?

Pourquoi appliquer un principe qui va à l’encontre du logiciel libre ? En quoi est-ce utile ?

Le principe du logiciel libre est donc d’appliquer un copyright puis de dire que nous autorisons, au travers d’une licence, certaines choses, certaines libertés, les fameuses 4 libertés qui qualifient un logiciel libre, pour au final arriver à ce qu’on appelle à un “copyleft”. Certaines licences vont même encore plus loin puisque l’auteur accepte de céder son copyleft ce qui permet entres autres de pouvoir changer la licence elle même.

En protégeant (et en ne rendant aucune liberté) le nom et l’image on n’applique pas pleinement le principe de liberté qui aujourd’hui s’est étendu bien au-delà des programmes informatiques. Mais le nom et l’image, autrement dit la marque, entrent-ils dans le travail soumis au droit d’auteur ? Au final ils ne sont là que pour donner une identité à un projet, pouvoir l’identifié d’une manière simple.

On arrive donc à une première constatation, dans le contexte du copyleft, la marque et le produit peuvent être totalement dissociable puisque le projet peut changer à n’importe quel moment de nom, c’est généralement ce qu’il se passe quand  un fork née d’un projet. Un développeur part du projet initial, le modifie mais décide de lui faire prendre un trajectoire différente et il change donc de nom pour qu’il n’y ait pas de confusion. Ici grâce au copyleft, le développeur à l’initiative du fork est contraint d’utiliser les mêmes conditions que l’œuvre d’origine.

On peut prendre le raisonnement précédent à l’envers. En tant qu’auteur de l’œuvre d’origine j’ai décidé d’appliquer un copyleft et je me réjouis que certaines personnes en profitent pour partager et modifier ce que j’ai fait. Mais je ne souhaite pas que dans le cas d’un fork par exemple le nom de l’application continue d’être utilisé. Après tout le(s) développeur(s) à l’origine du fork tiennent à s’éloigner, pour de bonnes ou mauvaises raisons, de ce que j’ai fait et j’estime normal qu’en prenant cette décision ils doivent se trouver une autre identité pour accentuer justement cette divergence.

Il existe aussi d’autres cas où l’on souhaite se protéger d’une utilisation de l’image qu’on a mis du temps à construire :

  • Diffusion d’une version modifiée par un tiers incluant du code malveillant.
  • Diffusion d’une version modifiée de mauvaise qualité.
  • Se prémunir du dépôt de la marque par une autre société et devoir terminer au tribunal pour prouver sa bonne foi (et donc se prémunir d’une perte de temps inutile)

 

Pour donner mon point de vue, les deux ne sont donc pas incompatibles. Je peux très bien distribuer une oeuvre en lui appliquant un copyleft mais le nom et l’image par contre je les protège. Je n’entrave donc aucunement les principes de libertés posés par le copyleft.

Pensez-vous que la protection des marques est incompatible avec une œuvre sous copyleft ? Avez-vous d’autres cas où vous pensez qu’il est nécessaire de protéger la marque d’une œuvre sous copyleft ?

 

 

 

Richard Stallman et la révolution du logiciel libre

Je viens de terminer (pour la deuxième fois) la lecture de la biographie de Richard Matthew Stallman Richard Stallman et la révolution du logiciel libre.

Ce livre est bien plus qu’une biographie, elle fait bien plus que présenter l’oeuvre de Stallman et c’est en ça qu’elle se rapproche le plus de Stallman. Il se tient infatigablement au même discours, pas de répits, pas de trêves, sa vie c’est la liberté et il a voulu appliquer ce principe au logiciel.

J’ai pris bien évidemment beaucoup de plaisirs à le lire car je me sens impliqué dans tout ce que représente le logiciel libre. Je suis développeur, je passe  la totalité de mon temps à contribuer au développement de logiciels libres et récemment j’ai eu la chance de me voir confier l’édition à temps complet d’un logiciel libre (Thelia).

Le sujet principal est tout autant Stallman que le logiciel libre, c’est tout autant la biographie de Stallman que la biographie du logiciel libre.

Ce livre est à mettre entre toutes les mains, le sujet inital peut en rebuter certains, mais ce n’est pas vraiment pas “un livre de geek, écrit par un geek, à destination uniquement de geek”. Bien au contraire, l’effort de vulgarisation rend le libre accessible à tout le monde.

première et quatrième de couverture du livre, source framabook

 

Le dernier chapitre du livre est entièrement consacré à l’éthymologie du terme hacker. De son utilisation initiale dans les années 50 au sens qu’il véhicule aujourd’hui. “Autrefois terme obscur du jargon étudiant, le mot hacker est devenu aujourd’hui une boule de billard linguistique, sujette aux retournements politiques et aux nuances éthiques. Peut-être est-ce la raison pour laquelle tant de hackers et de journalistes aiment l’utiliser.” Vous l’aurez compris l’origine du terme hacker n’est pas celui relayer aujourd’hui dans les médias.

Pour lire la biographie, vous pourrez la trouver sur le site du framabook : http://framabook.org/richard-stallman-et-la-revolution-du-logiciel-libre

 

edit : j’ai oublié de mentionner que le livre est imprimé à Clermont-Ferrand, décidément cette ville participe activement au logiciel libre :-)

à la découverte de Madrid

Pour fêter la fin d’année 2012, nous sommes allés passer une petite semaine à Madrid. Bien qu’étant issu d’une famille espagnole (ma mère est née en Espagne), je ne connais au final pas beaucoup de régions mise à part l’Andalousie (au passage je vous conseil vivement l’Andalousie c’est très beau).

En route donc pour Madrid, capitale espagnole, en avion depuis Lyon, ce qui fait un trajet de 5h grosso modo depuis Clermont-Ferrand, ce qui reste donc raisonnable. Dès notre arrivée nous partons en excursion de nuit avec notre hôte. C’est à ce moment qu’on se rappelle que l’Espagne vit autant de nuit que de jour et que si vous avez un ptit creux les tapas ne sont jamais bien loin.

oso de madrid

ours de Madrid, symbole de la ville

Nous avons pu vivre le réveillon de fin d’année, nommée la noche vieja (la vieille nuit) en Espagne, au sein d’une famille madrilène. Nous avons donc découvert les traditions comme les 12 raisins que l’on mange à chaqu’un des 12 coups de minuit. Dès minuit passé des feux d’artifices partent d’un peu partout dans Madrid. Les bars et boîtes de nuit resteront ouverts un bonne partie de la nuit et pour certains la fête se terminera tôt le matin.

Nous avons profité d’une petite semaine de vacances pour bien visiter les différents quartier de Madrid. Nous n’avons pas vraiment eu la sensation d’être dans une capitale. Bien que plus peuplé que Paris, Madrid est beaucoup plus grand et on a pas la sensation d’être les uns sur les autres.

Le centre historique reste cependant assez petit et très très agréable à visiter. Nous avons pu en découvrir un peu les moindres recoins, chacun nous conseillant d’aller à tel ou tel endroit. Au final nous sommes sortis des “sentiers battus” du guide que nous avions acheté avant de partir, avec un plan après tout on retombe toujours sur ses pattes.

Je vous conseil vivement de partir à la découverte de Madrid, ville vraiment très belle, avec une ambiance que j’adore, on oublie un peu le temps, on mange quand on veut, quelque soit l’heure du jour ou de la nuit vous trouverez toujours un bar à tapas dans lequel vous prendrez una caña (bière au verre, la contenance varie tout le temps) accompagné d’un bon jambon ibérique (a la bellota, nourri au gland, le meilleur jambon du monde !) et des fruits de mer (oui oui pas de mer mais il y en a à la pelle).

Pour finir je remercie philippe pour nous avoir accueilli

pulpo a la gallega

 

 

Utiliser les logs de Thelia

Depuis la version 1.5.2, un outil de log a été intégré dans Thelia permetttant ainsi de générer des logs avec plusieurs sorties possibles ainsi que plusieurs niveaux de logs configurables.

Parmi les différentes sorties possibles il y a le traditionnel fichier texte qui sera alimenté à chaque fois que l’instruction de logs sera rencontré mais il y a aussi de disponible la console javascript, permettant ainsi de ne pas quitter son navigateur des yeux, pratique quand on a qu’un seul écran. Voici la liste exhaustive des sorties disponibles :

  • console javascript : Permet d’afficher les logs dans la console Javascript de votre navigateur.
  • Fichier texte : Permet de stocker les logs dans un fichier de votre choix
  • Affichage direct dans la page, en HTML : Permet d’afficher les logs directement dans la page resultat, avec une mise en forme HTML.
  • E-Mail : Envoie le log par e-mail aux adresses indiquées
  • Trou noir : Cette destination ne provoque aucune sortie
  • Fenêtre javascript : Permet d’afficher les logs dans une fenêtre séparée de la fenêtre principale.
  • Affichage direct dans la page, en texte brut : Permet d’afficher les logs directement dans la page resultat, au format texte brut.

Parmi les options, vous pourrez configurer l’adresse ip à partir de laquelle les logs seront activés, pour les autres les logs sont désactivés. Il est possible aussi de spécifier sur quels fichiers les logs doivent être produits (par ex : client/plugins/colissimo/Colissimo.class.php), si des logs sont placés dans d’autres fichiers ils ne seront pas exécutés. Il est aussi possible de changer l’en-tête de chaque ligne de log généré.

Une fois activé, il est très facile d’utiliser la classe permettant de générer les logs :

  1. <?php
  2. Tlog::trace("enregistrera un log avec le niveau trace, niveau le plus bas");
  3. Tlog::debug("enregistrera un log avec le niveau debug");
  4. Tlog::info("enregistrera un log avec le niveau info");
  5. Tlog::warning("enregistrera un log avec le niveau warning");
  6. Tlog::error("enregistrera un log avec le niveau error");
  7. Tlog::fatal("enregistrera un log avec le niveau fatal, niveau le plus haut");
  8. ?>

Les logs sont configurables dans l’administratino de Thelia dans configuration / gestion des logs

Reprise de mon activité sur Thelia

Avant de partir en Argentine, je travaillais au sein de la société éditrice de la solution ecommerce thelia où aux côtés de yoan. Mon rôle était de concevoir des développements spécifiques répondant aux demandes des clients d’ocotlys.

Depuis peu, les sociétés openstudio et octolys ont commencé un rapprochement et d’ici peu, octolys intégrera complètement openstudio. J’ai été alors contacté par Arnault d’openstudio pour savoir si je pouvais être intéressé pour intégrer leur équipe et prendre en charge le développement de Thelia à temps plein.

Je n’ai pas eu besoin de beaucoup de temps pour me laisser convaincre, travailler à temps plein sur un projet que j’apprécie ça ne se voit pas forcément tous les jours. De plus je retrouve une équipe plus que sympathique et dynamique, qui nourrit de grandes ambitions.

 

Me revoila donc (très) actif sur le projet Thelia, un premier article a été rédigé sur le blog de Thelia listant les évolutions majeures à venir pour Thelia.
En attendant je suis activement sur la préparation de la version 1.5.3 de Thelia qui sera une version Long Time Support

utilisation de titanium desktop sur ubuntu 11.10 64bits

Je viens de me remettre à titanium mais cette fois pour faire des applications Desktop dans le cadre de mon travail chez coffreo.com.

Ayant migré tout mon “parc” informatique sur du debian/ubuntu (les restrictions d’apple commencent vraiment à me sortir par les trous de nez), il a donc fallu faire fonctionner titanium sur ces machines. L’installation en elle même ne pose pas du tout de soucis, il y a même une version de titanium studio disponible pour les systèmes 64bits.

C’est lorsque l’on génère l’application desktop que les choses se gattent… Il semblerait (j’en suis sur à 95%) que le binaire généré soit compatible uniquement 32bits (alors que le client lui est en 64 bits). De plus, certaines librairies utilisées sont un peu anciennes (pour ubuntu 11.10) et du coup ne sont pas trouvés et l’appli plante.

Voilà la liste des modifications mis en œuvre pour régler ces soucis  :

  • Installation de ia32-libs ( sudo apt-get installia32-libs )
  • sudo ln -s /usr/lib/x86_64-linux-gnu/libffi.so.6 /usr/lib/x86_64-linux-gnu/libffi.so.5
  • sudo ln -s /usr/lib/x86_64-linux-gnu/libnotify.so.4 /usr/lib/x86_64-linux-gnu/libnotify.so.1

Après ces modifications, j’ai pu lancer ma première application sans problème. Mais du coup je doute de l’utilité de développer sur une plate-forme 64bits si les applis générés ne sont pas exécutables dessus et si il n’est pas possible de les déployer en 64bits…

Pour m’amuser un peu, j’ai fait un lanceur titanium. Je vous invite à le télécharger, l’extraire, éditer le fichier titanium.desktop en renseignant la bonne valeur à EXEC (chemin vers le binaire de titanium studio). Il ne vous reste plus qu’à copier titanium.desktop dans/usr/share/applications et titanium.png dans /usr/share/icons